Le vrai changement, c’est le Christ
Par Ignace • 26 jan, 2012 • Catégorie: Vers dimancheQuatrième dimanche du temps ordinaire
Livre du Deutéronome 18,15-20.
Moïse dit au peuple d’Israël : « Au milieu de vous, parmi vos frères, le Seigneur votre Dieu fera se lever un prophète comme moi, et vous l’écouterez. C’est bien ce que vous avez demandé au Seigneur votre Dieu, au mont Horeb, le jour de l’assemblée, quand vous disiez : « Je ne veux plus entendre la voix du Seigneur mon Dieu, je ne veux plus voir cette grande flamme, je ne veux pas mourir ! » Et le Seigneur me dit alors : « Ils ont raison. Je ferai se lever au milieu de leurs frères un prophète comme toi ; je mettrai dans sa bouche mes paroles, et il leur dira tout ce que je lui prescrirai. Si quelqu’un n’écoute pas les paroles que ce prophète prononcera en mon nom, moi-même je lui en demanderai compte. Mais un prophète qui oserait dire en mon nom une parole que je ne lui aurais pas prescrite, ou qui parlerait au nom d’autres dieux, ce prophète-là mourra. »
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 7,32-35.
J’aimerais vous voir libres de tout souci. Celui qui n’est pas marié a le souci des affaires du Seigneur, il cherche comment plaire au Seigneur. Celui qui est marié a le souci des affaires de cette vie, il cherche comment plaire à sa femme, et il se trouve divisé. La femme sans mari, ou celle qui reste vierge, a le souci des affaires du Seigneur ; elle veut lui consacrer son corps et son esprit. Celle qui est mariée a le souci des affaires de cette vie, elle cherche comment plaire à son mari. En disant cela, c’est votre intérêt à vous que je cherche ; cheap viagra je ne veux pas vous prendre au piège, mais vous proposer ce qui est bien, pour que vous soyez attachés au Seigneur sans partage.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,21-28.
Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. » L’esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri. Saisis de frayeur, tous s’interrogeaient : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. » Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.
Il enseigne avec autorité. Les observateurs voient bien là quelque chose de différent. Il y a alors une telle présence qu’elle peut déranger. Et ce n’est pas tant la foule que cela dérange, mais un esprit mauvais dans le corps d’un homme. Jésus dérange le Mal parce qu’il enseigne l’Amour de Dieu. La question est bien là : ce n’est pas une interrogation sur la personne de Jésus (« mais qui es-tu ? »), comme d’autres ont pu le formuler ailleurs. Non, l’esprit mauvais sait qui est Jésus, et il le dit : « je sais fort bien qui tu es », et sa grande crainte concerne plutôt sa présence au milieu des hommes. Jésus vient déranger le Mal et dans ce passage, c’est chose faite. Il y a danger car Jésus
n’est pas un simple prophète « inoffensif », il est le Saint de Dieu. Le Mal réagit, d’où cette « altercation ». Finalement, Jésus « gagne à la fin » : face à la force de son message, le Mal disparaît.
Le message du Christ, sa Parole, notre proximité avec lui sont finalement les meilleurs remparts face aux tentations multiples et simples qui nous entourent. Tout au long de son enseignement, Jésus va continuer à chasser ces tentations, tout ce qui nous éloigne de lui : notre égoïsme, notre rapport au pouvoir, notre rapport à l’argent et à la possession, … Si nous nous éloignons de lui, nous pouvons rapidement nous perdre dans toutes ces tentations faciles. Et le Mal est en embuscade à des endroits insoupçonnés : même la moindre dépendance, même la moindre passion, même la moindre admiration peuvent devenir source de mal, car elles peuvent nous enfermer, elles peuvent nous empêcher d’aller vers l’autre car, enfermés dans nos représentations, nous ne le comprenons plus ou nous pensons que nous n’avons pas besoin de lui.
C’est bien ce chemin unique de liberté que nous propose Jésus car Dieu n’enferme pas, au contraire, il nous libère de ces chaînes qui nous semblent pourtant si confortables. C’est pour cela que Saint Paul nous enseigne qu’il faut être attaché au Seigneur sans partage. Si nous voulons comprendre le message du Christ, nous devons nous tourner entièrement vers lui, et ne pas être pris par autre chose. Alors, bien sûr, on pourrait penser en le lisant que le mariage empêche de se tourner vers Dieu. Ce texte permet au moins de comprendre le célibat des prêtres. Ces guides qui nous aident admirablement à comprendre le message du Christ le feront d’autant plus fidèlement qu’ils seront entièrement tournés vers lui. Sans ces guides qui assurent cette proximité au message du Christ, nous pourrions être vite rattrapés par les tentations. Bien prétentieux qui prétendrait le contraire. C’est du reste toute la force de la confession où, verbalisant nos fautes au prêtre, nous demandons pardon, et nous sommes pardonnés. Ce sacrement oblige au dialogue, nous place devant notre réalité, et le prêtre nous aide à rapprocher notre vie de celle du Christ. Seul dans notre coin, nous ne pourrions pas y arriver.
Chaque fois que nous nous éloignons du Christ, nous lui crions : « que nous veux-tu ? », comme quelqu’un qui n’aime pas qu’on le dérange, qui n’aime pas qu’on change ses petites habitudes. Et c’est bien cela que nous vivons souvent : nous nous laissons rattraper par la routine, celle qui rassure, celle que nous maîtrisons et celle qui finalement nous donne l’impression d’être accomplis. Quand tout est bien réglé, quand nous avons bien gentiment organisé notre quotidien pour avoir le sentiment de contrôler parfaitement notre vie, c’est alors que nous nous enfermons et que nous nous éloignons des autres. Alors, comme le monde bouge autour de nous, il devient dérangeant, et nous nous enfermons encore plus. Le Christ est là pour nous mettre en mouvement : « viens, suis-moi », comme nous le voyions la semaine dernière. Il dérange, ça c’est sûr, mais c’est pour mieux nous interroger sur nos pratiques, c’est pour mieux nous obliger à aller vers l’autre. Dieu ne peut se vivre seul, il a besoin d’un partage, au contraire du Mal qui trouve refuge dans l’immobilisme et l’égoïsme de celui qui vit pour lui. Or « la véritable voie du bonheur, c’est de donner celui-ci aux autres » (Lord Baden Powell).
Il faut se laisser déranger par le Christ et plutôt que de lui demander « que nous veux-tu ? », demandons lui : « que veux-tu, je suis ton humble serviteur et que ta Volonté soit faite ».
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Ignace n’arrive pas à avoir de certitudes, seulement quelques convictions. Un moment tenté par certaines sirènes bien-pensantes, son passage en sociologie a paradoxalement mis fin à cette tentation.
Ignace mesure toutes les difficultés à suivre le chemin du Christ mais il croit que c’est par Lui que l’Homme peut s’accomplir. Il croit que relire le message du Christ est une condition pour approcher Dieu.
Il n’aime pas les clichés et les raccourcis, mais il pense humblement que l’homme moyen, dont il fait partie, est obligé de s’en servir pour appréhender toute la complexité de notre monde. Il appartient à tout le monde de dépasser cet état, mais c’est également un exercice difficile, peut-être pas donné à tout le monde.
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Jesus-Christ n est pas l Ancien des jours,selon le livre de deuteronome 18:15!
fritz lemite(Citer ce commentaire) (Répondre)