Le temps d'y penser

Etre dans le vent, c’est l’ambition d’une feuille morte.

Ignace

Ignace n’arrive pas à avoir de certitudes, seulement quelques convictions. Un moment tenté par certaines sirènes bien-pensantes, son passage en sociologie a paradoxalement mis fin à cette tentation.

Il a été profondément marqué par son long passage dans le scoutisme et notamment la vision de l’homme qu’il véhicule, ainsi que par le message de Lord Baden Powell, son fondateur. Malheureusement, il se sent un peu orphelin du mouvement qui l’a aidé à se construire car il le reconnaît de moins en moins.

Ignace mesure toutes les difficultés à suivre le chemin du Christ mais il croit que c’est par Lui que l’Homme peut s’accomplir. Il croit que relire le message du Christ est une condition pour approcher Dieu.

Il n’aime pas les clichés et les raccourcis, mais il pense humblement que l’homme moyen, dont il fait partie, est obligé de s’en servir pour appréhender toute la complexité de notre monde. Il appartient à tout le monde de dépasser cet état, mais c’est également un exercice difficile, peut-être pas donné à tout le monde.

Il restera toujours réactif, surtout quand il croise des personnes pour qui tout est si évident qu’ils ne s’interrogent plus et/ou qu’ils savent mieux faire que tout le monde, voire qu’ils empêchent les autres de s’interroger…