Le temps d'y penser

Etre dans le vent, c’est l’ambition d’une feuille morte.

Christine Boutin et l’hydre libérale

Par • 14 oct, 2010 • Catégorie: Réflexion faite

Belle recension que l’article récemment publié par Christine Boutin, Présidente du Parti Chrétien-Démocrate sur le site AgoraVox. Une recension quasi-complète de tous les préjugés, erreurs, méconnaissances et raccourcis que peuvent cumuler les catholiques sur une doctrine pourtant féconde.

Malgré le respect que j’ai pour Madame Boutin, ou tout au moins pour ses convictions religieuses que je partage sans réserve, son texte est au mieux l’expression maladroite et involontaire d’une vision déformée de la réalité, au pire un libelle politique un tantinet cynique destiné à positionner un parti conservateur sur un terrain prétendument progressiste, afin de se démarquer opportunément du pouvoir en place.

C’est que le libéralisme a bon dos. Très bon dos.

« Le libéralisme avait pour projet de résoudre la question de la violence par la « privatisation » des questions du vrai et du bien. » On sent le mot privatisation utilisé comme à regret. Je ne ferai pas à Christine Boutin l’injure de penser qu’elle souhaite un retour aux multiples âges d’or de la vérité officielle. Je rappelle juste que si, comme l’a rappelé Benoît XVI à Ratisbonne, nous avons besoin de la raison pour atteindre la vérité, l’Etat n’est pas spécialement le meilleur outil pour faire usage de cette dernière. Que la vérité soit soustraite à son gardien institutionnel pour être rendue aux hommes est le souci continu de l’Eglise depuis onze siècles.

« Mais, c’est aussi ce qui a conduit au relativisme, à l’effacement du souci du vrai et à la destruction du lien social. »

On suppose donc que le lien social a existé. Quand ? Quel type de lien social ? C’est bien flou. Il est juste donné pour acquis qu’ « avant » existait un lien social. La paroisse ? Le pays ? La région ? A l’époque de la genèse du « projet » libéral (quel oxymoron !), les monarchies étaient encore en place, et s’opposaient une aristocratie aux ramifications familiales européennes à une myriade de peuples séparés les uns des autres. La nation n’existait pour ainsi dire pas, si ce n’est en la personne du roi, et encore de façon diffuse. Or donc, le lien social n’était qu’un enchevêtrement de solidarités consanguines. Le prochain n’était qu’un proche. De notion du « semblable » qu’est tout être humain, point. Aussi ai-je du mal à percevoir ce que le libéralisme a détruit. Ainsi lit-on en se pinçant : « L’individu de la société libérale-libertaire s’est mis progressivement et inéluctablement à répondre ‘C’est la satisfaction de mon désir, et celui du voisin m’importe peu.’ » Plus loin : « L’homme est devenu lui-même un objet de consommation ». Quand a-t-il été mieux loti ? Sous quelles latitudes ? Sous quels régimes ?

Pour réfuter une doctrine, il est plus aisé d’en démembrer soigneusement les composantes pourtant essentielles les unes aux autres et de cacher soigneusement celles qui ne font pas complètement débat. Ainsi apparaîtra-t-elle incohérente, inhumaine et dangereuse : « Main dans la main, les libéralismes culturel et économique ont radicalement transformé, en très peu de temps, tout l’ordre sur lequel reposait l’ancien monde (lequel ?, NDLR). »

Surtout, escamotons le libéralisme politique ! Non, attachons-nous au versant libéral-libertaire. La juxtaposition de deux adjectifs trahit d’ailleurs assez bien la confusion qui règne dans l’esprit de l’auteur (et assez répandue, y compris chez les meilleurs esprits).

Si cela ne suffisait pas, quoi de plus efficace que de lui reprocher ce qu’il s’est lui-même efforcé de combattre ? « Nous sommes ainsi passés du « droit de l’homme » au « droit à l’homme », du « droit de l’enfant » au « droit à l’enfant » » Encore une confusion dans les grandes largeurs ! Les « droits de » sont justement un concept libéral, contrairement aux « droit à » (qui procède d’une vision égalitariste).

« Les conflits entre libertés individuelles se réglant devant l’instance « neutre » du juge. » C’est précisément parce que nous avons placé, à nouveau, notre régime sous l’auspice du bien et du vrai que, justement, le juge est désormais l’arbitre direct de nos conflits contradictoires. La France condamnée par la CEDH au nom d’une lecture des droits de l’homme en est l’aboutissement ultime ! Quand le droit n’est plus librement voté, élaboré mais gravé dans le marbre, et de façon aussi imprécise que les droits de l’homme le sont, là est le risque que le juge devienne une autorité définitive, sur laquelle notre politique – d’où résulte le débat démocratique – n’a plus de prise ! Le libéralisme politique proposait justement une solution à ces dérives !

Face à ces constats hétéroclites, que faire ? « Il faut recréer du lien ».

Cool.

Le libéralisme mérite meilleure critique. Un Chesterton, un Bernanos, grands amis de la liberté pour l’avoir pratiquée toute leur vie, en ont écrit des pages aussi acides que sublimes. De nos jours, François Huguenin en formule des critiques stimulantes (et je me réjouis que des politiques en tiennent compte, au moins intellectuellement).

Mais par pitié, pas ce bidule social indéfini, dont personne ne sait sur quelle philosophie il se fonde, soit parce qu’il est promu par des incompétents, soit parce qu’il est tout simplement introuvable.

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avait tout pour devenir un authentique réactionnaire : il n’aime pas beaucoup son époque, craint les dictatures modernes, celles de l’argent, du peuple, de l’opinion et du progrès. Seulement Henry le Barde est catholique. Il pense donc qu’il est de son devoir de chrétien de contribuer à l’avènement d’un monde meilleur, libérateur et respectueux de la création du 6e jour : l’homme. Il regrette que le beau mot de libéralisme soit cantonné par ses thuriféraires comme par ses contempteurs aux baisses d’impôt, à la course éternelle au profit sans limite et à une construction européenne privée de ses racines. Il préfère, avec (et surtout après) Bernanos, s’interroger : « La liberté, pour quoi faire ? »
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15 Réponses »

  1. les commentaire sur Agoravox sont surprenants..d’argumentation (ou non)

    votre texte est autrement plus intéressant

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  2. @unouveaucompte
    Merci du compliment !
    Effectivement, l’article a eu droit à un déchainement hostile et nauséabond et j’ai préféré répondre à part.
    Je ne nie aucunement la nécessité de critiquer, ou tout au moins de questionner le libéralisme, encore et toujours. Mais la teneur de l’article m’a laissé dubitatif, je ne pensais pas qu’on pouvait encore, en toute bonne foi, écrire ça… sauf pour des considérations électoralistes.

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  3. Le libéralisme est vraiment la bête noire, en effet… Même des slogans concernant la réforme des retraites la taxait de « libérale ». Comment peut-on à ce point se méprendre : amalgame ? inculture ? diabolisation ? A croire que dans la société actuelle, dire que quelque chose est libéral, ça revient à dire que c’est mauvais. Comment tuer le débat dans l’oeuf…

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  4. Sur « … la destruction du lien social », je pense que Christine Boutin a clairement raison.
    L’homme n’a jamais été aussi seul à notre époque dans nos sociétés occidentales. Le taux de suicide en France et notamment chez les jeunes n’a à mon avis jamais connu d’égal dans les siècles précédents. Les Français consomment des antidépresseurs dans des proportions qui ne lassent pas d’effarer (http://www.continentalnews.fr/actualite/sante,7/antidepresseurs-le-triste-record-de-la-france,2173.html). Dans des sociétés marquées par un « modèle patriarcal » où la famille reste « la cellule de base » de la société, où elle garantit la transmission, la protection, la solidarité, il est très clair que l’homme souffre moins de la solitude. Dans les pays du Sud que je connais un peu pour en avoir habité certains, le lien social est autrement plus fort. En revenant en France en février dernier après 5 années de Syrie, mon travail m’a permis de me mettre au chevet des personnes de la rue et je vois en elles l’expression la plus dramatique de la solitude de l’homme occidental. Ces hommes ne meurent pas de faim, ils meurent du mépris et de la solitude.

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  5. Sur le « Libéralisme politique » cher à Henry le Barde :
    Christine Boutin ne condamne pas le libéralisme politique. En serez-vous surpris ? Qu’elle puisse s’inquiéter que le libéralisme politique ne produise pas le bien parce qu’il est nourri par un libéralisme culturel qu’elle juge néfaste ; quel est le problème ? N’est-ce pas clair que la démocratie porte en elle une fragilité extrême et qu’elle peut amener à l’horreur de la deshumanisation la plus absolue (Jean-Paul II, Mémoire et Identité, Flammarion, 2005 ; Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique, 2° tome, GF Flammarion, 1983). En passant, je trouve que Monsieur le Barde fait preuve d’une certaine mauvaise foi en instruisant le procès de Christine Boutin pour ce qu’elle ne dit pas. Vous l’admettrez, qu’une élue de la République française ne condamne pas le libéralisme politique, quoi de plus naturel ???

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  6. « Nous sommes ainsi passés du « droit de l’homme » au « droit à l’homme », du « droit de l’enfant » au « droit à l’enfant » Christine Boutin a entièrement raison à mon sens :
    Christine Boutin décrit une dégénérescence de la compréhension de la liberté. La liberté individuelle a été absolutisée et menace la dignité de la personne. Dans le cas de la question de l’adoption d’un enfant par des personnes homosexuelles, on découvre que les motivations de ces hommes et de ces femmes qui voudraient devenir parents priment sur l’intérêt fondamental de l’enfant. Ces dernières années, Christine Boutin n’a eu de cesse de demander le respect des droits de l’enfant et a combattu le droit à l’enfant. Soit dit en passant, je serais étonné que Monsieur le Barde ne partage pas cette opinion et je me demande s’il ne fait pas preuve de mauvaise foi en s’attachant plus à la forme qu’au fond.

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  7. « Il faut recréer du lien ». Je partage le constat de Christine Boutin :

    Moi aussi, je dis « cool » et je le dis surtout à Monsieur le Barde. Faut-pas prendre les gens pour des jambons comme disent mes copains militaires. Vous trouvez peut-être que c’est simpliste, moi pas. Au contraire, je pense qu’apporter des solutions politiques à une société émiettée, désintégrée, où l’homme lui-même meure de ne plus trouver d’unité, c’est faire preuve de responsabilité politique, c’est désigner l’enjeu prioritaire pour la France. Faut-il que je fasse une dissertation sur ce sujet, je ne crois pas. Renforcer le lien social, promouvoir la dignité absolue de la personne humaine, redonner à la famille sa fonction « sociabilisatrice », construire la France et en être fier, c’est le combat d’une vie, c’est le projet politique de Christine Boutin. Je dis « cool » !

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  8. « Votre respect pour Madame Christine Boutin » J’en doute fort Monsieur le Barde.

    Permettez-moi de sourire de vos certitudes, de la prétendue hauteur de votre intelligence. Je pense que vous seriez bien plus inspiré en demandant des éclaircissements, en posant des questions. Comment rejeter avec autant d’ironie la parole et l’engagement d’une femme politique catholique, de votre religion, qui ne s’est épargnée aucun combat politique, qui a toujours choisi la cohérence entre ses prises de position et ses conctions de femme chrétienne? Et que dire de votre procès d’intention sur le positionnement du Parti Chrétion-Démocrate qui « voudrait se démarquer opportunément du pouvoir en place »? Qui êtes-vous pour sonder les coeurs et les esprits? Etes-vous à ce point cynique pour ne pas croire en la droiture des intentions? L’article de Christine Boutin est aussi celui de la présidente du PCD qui réunit 9000 à 10000 adhérents. Je pense que ce rappel devrait vous encourager à un plus de modestie. En espérant que vous ne me tiendrez pas rigueur de cette petite correction fraternelle.

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  9. Cher monsieur,

    Merci de toutes vos remarques. Il faut visiblement être parfois un peu provocateur et direct pour inciter au débat.
    Je vais essayer de vous répondre en une fois à l’ensemble de vos commentaires.
    Quelques remarques préliminaires, si vous le permettez, afin d’évacuer le 5e commentaire qui sent bon l’échauffement des esprits.

    « Permettez-moi de sourire de vos certitudes, de la prétendue hauteur de votre intelligence. »

    Si j’ai pu égayer votre journée, j’en suis fort aise. N’ayant nulle part prétendu à une quelconque hauteur d’intelligence, je serais presque flatté de cet hommage quasi-involontaire.

    « Je pense que vous seriez bien plus inspiré en demandant des éclaircissements, en posant des questions. »

    Si je ne me trompe pas, mon libelle était truffé de points d’interrogation, appelant autant d’éclaircissements. Oh, je ne doute pas que madame Boutin avait autre chose à faire que répondre à ce texte, sur un petit site dont elle ne soupçonne pas même l’existence.
    Elle est présidente du PCD tout de même.
    Et moi, comme vous dites, « qui je suis » ? N’étant pas moins citoyen et catholique qu’elle, j’ai voulu lui répondre. J’aurais pu le faire sur le média – enfin le site qui en tient lieu – sur lequel elle s’était exprimée. Mais les commentaires des internautes qui fréquentent ce lieu virtuel étaient truffés d’amabilités ô combien moins avenantes que les miennes et rendaient l’ambiance impropre au dialogue. J’ai donc préféré le faire chez moi, comme on dit.

    Que madame Boutin, en l’occurrence, soit Présidente du PCD, du NPA ou de l’UMP, peu me chaut. Le nombre de militants n’influence pas la qualité des propos, vous n’avez guère besoin d’un rappel fraternel pour le savoir, j’en suis certain. C’est un principe démocratique essentiel.

    Vous allez peut-être être déçu, mais figurez-vous que je suis d’accord avec la plupart de vos dires.
    Égrenons vos commentaires : le rapport des Occidentaux (et en particulier des Français, ne vivant pourtant pas dans la société la plus libérale qui soit, mais passons) aux médicaments, les limites de la démocratie illustrées par Jean-Paul II et Tocqueville (si, en plus, vous me prenez par les sentiments…), la prédominance de la liberté individuelle sur le respect de la dignité humaine, je souscris et signe des deux mains !

    Alors, pourquoi ce texte ?

    Vous reprenez à votre compte la nécessité de recréer le lien social et vous ironisez sur mon « cool ». Alors je vais être plus explicite encore en répondant « chiche ».

    Voyez-vous, ce n’est pas tant l’analyse des causes (avec laquelle je suis en désaccord, mais c’est mon opinion) qui m’a mis en colère (relative) que la conclusion, téléphonée, déjà lue à longueur de colonnes et sur laquelle madame Boutin n’est pas bien originale : « Il faut recréer du lien social » après un article entier à dénoncer les ravages de notre société individualiste ultralibérale et capitaliste. Je ne doute pas qu’elle soit favorable au libéralisme politique, mais pourquoi toujours en dissocier les composantes (politique, économique, moral) ? Comment défendre le libéralisme politique sans promouvoir les libéralismes économique et moral ? Pis, pourquoi faire remonter à la genèse du libéralisme la source de nos maux ? A une période où le libéralisme incluait le libéralisme politique, difficile de ne pas se méprendre, non ? (donc là, je ne saurai être de mauvaise foi puisque, précisément, je lui reproche de ne pas être plus explicite sur ce point, et au contraire assez confuse)

    Mais ceci, si vous le permettez, n’est qu’une partie du débat qui pourrait nous emmener très loin. Alors que le fond de mes griefs portait finalement sur quelque chose de beaucoup plus factuel.

    Plutôt qu’une énième analyse (et permettez-moi de voir d’autres causes que le libéralisme dans la destruction du lien social, signalons par exemple l’Etat-Providence qui vide l’individu de ses responsabilités morales pour en faire un sociétaire égoïste cherchant à maximiser son retour sur investissement dans le système), j’attends justement, de la part de la Présidente au 10 000 adhérents, des propositions concrètes s’inscrivant dans un modèle de société.

    Mais que nenni. En lieu et place, un texte assez faible (ne vous méprenez pas, je ne prétends faire mieux, mais je ne suis qu’un blogueur, pas un Président de parti) qui, en réponse à un problème réel, que je ne nie pas (je vous rejoins tous les deux sur l’état de notre société) dénombre des causes incertaines et floues qui ne peuvent mener qu’à une vision floue des solutions à proposer, quelle que soit l’admirable engagement de cette femme par ailleurs.

    Comme si elle avait peur d’évoquer ce qui, à ses yeux, constituerait la solution au problème qu’elle soulève et qu’elle se contentait, comme d’autres, de dénoncer ce que tout le monde voit bien.

    Ce qui est étonnant, si l’on considère que sur certains sujets sensibles, elle n’a pas froid aux yeux.

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  10. « J’attends justement, de la part de la Présidente au 10 000 adhérents, des propositions concrètes s’inscrivant dans un modèle de société » Je partage votre attente Monsieur le Barde :

    Je dirais même que c’est avec impatience que j’attends de Madame Boutin qu’elle nous présente sa vision et qu’elle en tire un programme politique. Je crois d’ailleurs que c’est tout à fait à l’ordre du jour puisqu’elle a annoncé ici ou là, qu’elle commençait à se préparer pour se présenter à l’élection présidentielle. Je dis donc avec vous « chiche », nous vous prenons au mot Madame Boutin, fort du constat que vous faites sur la situation de la France en 2010, quelles seront les » propositions concrètes s’inscrivant dans un modèle de société » que vous nous présenterez pour « recréer du lien »?

    Cher Monsieur le Barde, c’était un plaisir de partager avec vous ce brin de causette. Il est temps pour moi de retrouver ma famille et de vous souhaiter une bonne soirée.

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  11. Croyez-moi, le plaisir était partagé.
    Il est décidément vrai que l’intensité (et l’intérêt) des débats tient souvent à la proximité des convictions des protagonistes !
    A une autre fois peut-être, sur ce blog ou ailleurs !

      (Citer ce commentaire)  (Répondre)

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