L’Etat contre la Nation
Par Gepetto • 4 mai, 2012 • Catégorie: Réflexion faiteC’est peut être cette formule qui peut résumer la campagne électorale actuelle. Un tel jugement est politiquement incorrect ; Il a pourtant toujours été confirmé quand notre pays entrait en désagrégation. Nous avons eu
droit à des candidats perspicaces mais qui n’ont pas eu, comme très souvent, l’écoute de leurs contemporains ; des hommes de grand talent qui l’emploie à des lamentations inutiles ou nuisibles ou bien encore à des prédictions et prédications insensées. Nous avons aussi assisté au remplacement de la croyance par la crédulité. Que peut-on identifier dans le fatras des propositions, qui pourrait ressembler à une ligne directrice positive sur des sujets engageant le pays ? A l’évidence pas grand-chose.
Nos problèmes découlent de nos erreurs : erreurs individuelles, erreurs de groupes, erreurs politiques, erreurs morales… Toutes ces erreurs auraient pu être redressées, rectifiées avant qu’elles ne deviennent délétères et vraisemblablement mortifères. Il n’y a pas de fatalité dans ce que nous voyons, mais uniquement lâchetés et légèretés. Y aura-t-il au second tour de cette élection présidentielle, qui se déroule à un moment charnière de la vie de toute l’Europe et pas seulement de la France un sursaut de résistance intellectuelle ? Notre responsabilité sera entière comme elle l’a toujours été à des moments clés de basculement. Il ne s’agit pas aujourd’hui de choisir entre droite et gauche mais entre réalisme et incantation.
Nous ne pouvons plus masquer sous les mots de liberté, égalité et fraternité le fait que cette liberté, cette égalité et cette fraternité ne sont plus celles de 1789. Dans un monde bousculé par de nouveaux invités qui veulent leur part de la richesse mondiale, les règles ne sont plus celles d’un monde fermé. La liberté sans sécurité ne peut exister, l’égalité si elle n’est pas tempérée par la fraternité qui est la nouvelle forme de l’équité nous conduira au chaos social. La fraternité sans réalisme est un passeport pour le désastre car tout cela conforte la prééminence des mots sur les choses. Nous ne sommes plus assez riches pour nous payer le luxe de nous laisser diriger par des mots. Ce temps reviendra peut être, il faut l’espérer mais il nous faudra avant travailler dur.
C’est peut être notre dernière grande consultation électorale avant la faillite, alors ne nous trompons pas de débat !
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Gepetto connait de l'intérieur la haute fonction publique et il entretient depuis ses années de faculté de droit, qui sont lointaines, une idylle avec le droit constitutionnel. Pinocchio partageant à son corps défendant beaucoup de choses avec la politique, ce constat anime l'analyse du menuisier...
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Un peu tardif non ! Compte tenu du choix qui était laissé au peuple , nous prenons un risque collectif. Il reste a faire le pari de la lucidité; la journée du 8 mai a été « républicaine » peut être que la suite sera réaliste …
Dinige(Citer ce commentaire) (Répondre)
Au delà du résultat, j’ai été particulièrement déçu par cette campagne peu pédagogue et il faut le dire bien trop sentimentale pour être réaliste et répondre aux attentes de NOTRE temps. Une bonne analyse mais malheureusement peu diffusée.
régis(Citer ce commentaire) (Répondre)