Le temps d'y penser

Jésus n’a jamais exalté la famille

Dreyfus-Carand'Ache1De sa naissance à sa mort en passant par son enfance et son enseignement la vie du Christ est un gigantesque pied de nez à l’exaltation de la famille.

Si la sainte famille est un modèle de sainteté elle n’est pas un modèle de famille. C’est même l’exact contre-pied d’une famille normale: c’est une famille centré sur un enfant unique, né dans la rue, qui n’est pas le fils du père, qui a été conçu hors mariage et dont les parents n’ont jamais eu de relation sexuelle !

A l’âge de douze ans il fugue trois jours et quand ses parents. Ses parents morts d’inquiétude, le retrouvent finalement au Temple en train de discuter avec les docteurs de la loi. Légitimement bouleversés ils l’interrogent sur sa conduite : Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois ! Ton père et moi, nous te cherchons, angoissés. Au lieu de leur demander pardon et de faire repentance comme le ferait tout bon fils il se contente de feindre l’étonnement Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Puis il leur transpercer transperce le cœur en leur répondant avec une nonchalance teintée d’ironie. Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? (Luc 2, 41-52). Quel père de famille responsable ne lui aurait pas flanqué une paire de baffes ? Après tout, comme on dit dans les Tontons flingueurs, une famille ça se respecte !

Plusieurs années après Jésus enseigne aux foules quand quelqu’un vient l’avertir que sa mère et ses frères se tenaient au dehors et cherchaient à lui parler. Là encore, au vu et au su de tout le monde et des intéressés en particulier, il répond : Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? Puis il tend la main en direction de ses disciples et de déclarer Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère (Matthieu 12, 46-50).

Au moment de mourir Jésus se tourne vers sa mère qui, pas rancunière, se tenait au pied de la croix, désigne son disciple Jean Femme, voici ton fils et au disciple Voici ta mère. (Jean 19, 25-27).

Certes le Christ n’a jamais cherché pas à détruire le modèle de famille traditionnelle mais il s’est toujours abstenu de le promouvoir. Mieux (ou pire ?) à chaque fois qu’il en a parlé c’est pour rappeler qu’elle était secondaire dans l’ordre des priorités.

La famille en elle-même n’a rien de moral ou de saint. La famille mafieuse est l’archétype de la famille érigée comme norme suprême. Elle se situe par delà le bien et le mal. Pire c’est l’intérêt de la famille qui est la mesure du bien et du mal : on sacrifie tout à la famille, on ne respecte rien d’autre que la famille.

Au risque d’en choquer plus d’un rappelons que le Christ n’a jamais encouragé à l’unité des familles mais qu’au contraire il a annoncé à ses disciples qu’entre la famille et lui il faudra faire un choix radical.

Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée.Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.

Matthieu 10:34

Le choix radical qu’il annonce est exactement du même ordre que celui qu’il annonce à propos de l’argent : on ne peut pas servir deux maîtres à la fois, il faut choisir ! La famille étant un bien secondaire, elle ne saurait un bien en-soi.

C’est pour cela que Jésus lui-même n’a pas fondé de famille. C’est pour cette même raison que les moines, les moniales, les prêtres catholiques (de rite romain !) et les évêques orthodoxes ne fondent pas non plus de famille : parce que la famille n’est un bien aux yeux de Dieu que lorsqu’elle est ordonnée à la sanctification par l’amour et qu’elle n’est pas la voie unique de sanctification par l’amour.

Si le Christ semble un « malin » plaisir à rabaisser la famille ce n’est certes pas pour la détruire mais pour la remettre à sa place : la famille ne doit pas nous détourner de l’essentiel : combien de familles catholiques bien sous tout rapport où la vocation d’un fils ou d’une fille est vécue comme un drame ? Combien de familles catholiques où l’on prie ardemment pour qu’éclosent des vocations….dans les autres familles ?

Jésus nous met explicitement en garde contre tout ce qui peut alourdir notre cœur : la débauche, l’ivrognerie et les soucis de la vie (Luc 31,34) de même qu’il n’hésite pas à dire à la maîtresse de maison modèle Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée. (Luc 10, 42).

Le risque d’idéalisation voire d’idolâtrie de la famille ne menace certes pas le gouvernement actuel mais bien plutôt ceux qui, comme moi, ont manifesté le 17 novembre dernier ou le 13 janvier contre le projet de loi du mariage pour tous !

Comprenons-nous bien : la famille est une cellule de base de la société. C’est une vérité d’expérience et de bon sens et en tant que citoyens nous avons le devoir de défendre le modèle de famille qui a fait ses preuves à travers les siècles et dont le délitement programmé par le Législateur entraînerait des catastrophes incommensurables pour les générations à venir et donc pour l’ensemble de la société.

Mais la défense de la famille ne fait pas partie du dépôt de la foi. Nous la défendons en tant que citoyens au nom du bien commun. Nous la défendons parce que nous sommes des hommes libres, doués de raison et dotés d’une conscience et que c’est notre responsabilité. Au même titre que nos concitoyens non chrétiens. Nous ne pouvons pas faire moins !

Dreyfus-Carand'Ache2

Mais en tant que chrétiens notre devoir est de convertir nos familles et nous-mêmes. Car comme toute réalité humaine et profane la famille doit être évangélisée. Elle doit être régénérée, subvertie au sens propre du terme, par l’évangile. Dans le plan de Dieu son rôle est d’être une cellule d’amour un instrument pédagogique de sanctification. Outil précieux mais non exclusif comme le manifeste l’existence du célibat consacré.

L’objectif des chrétiens n’est pas de promouvoir la famille traditionnelle en tant que telle ou la multiplication des familles nombreuses. Notre objectif est la sanctification des familles par l’évangélisation de ses membres. C’est radicalement différent.

19 commentaires

  1. Quartulli

    A propos de Jésus perdu et retrouvé au Temple, il y a deux messages qui se complètent pour les familles chrétiennes: la priorité du Père céleste sur les parents humains qui doivent donc éduquer des enfants prêts à répondre à n’importe quel appel de Dieu sans y mettre d’obstacle (vocation au mariage, vocation au célibat sacerdotal, vocation au célibat apostolique, célibat en vue du Royaume de Dieu); et ensuite le respect des parents dont témoigne Jésus, qui obéit à Marie et à Joseph en revenant à Nazareth, précisément parce que le message est passé. Cana en est la preuve dans l’Evangile de Jean: Marie y apparaît et disparaît jusqu’à ce qu’arrive l’Heure de son Fils.

    L’autre ajout que je voudrais faire à votre article: il est vrai que la famille est remise à sa place par Jésus dans l’ordre de la création. Mais elle est aussi élevée par Lui à l’ordre surnaturel, précisément parce qu’elles doivent éduquer des fils de Dieu. Les parents doivent être « véhicules » de la grâce pour leurs enfants.

    Bonne journée.

    @Fr_Fab

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  2. nicolas

    C’est d’ailleurs pour cela que même si l’Église admettait le mariage entre personne de même sexe, je serais opposé à ce que la loi civile en fasse de même!
    En nuançant un peu on pourrait tout de même rappeler que Dieu se sert des réalités humaines pour nous conduire à lui. La famille, plus précisément l’union conjugale d’une part et la filiation d’autre part, sont des réalités qui nous apprennent à comprendre l’Alliance et notre lien au Créateur (et réciproquement l’Alliance et la paternité divine nous aident à comprendre nos réalités humaines.

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  3. Aimé Blumentern

    Merci pour cette article.
    La fraternité n’est-elle pas la relation fondamentale dans le christianisme, yc dans la famille ?
    http://lmvid.blogspot.fr/2012/11/nos-enfants-de-dieu.html

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  4. Polydamas

    « Certes le Christ n’a jamais cherché pas à détruire le modèle de famille traditionnelle mais il s’est toujours abstenu de le promouvoir.  »

    Pardon ?

    Et le « Au début, il n’en était pas ainsi, que Dieu ne sépare point ce que Dieu a uni », qu’est ce que c’est ? On peut le voir comme un véritable appel à retrouver la situation pré-Chute, et la relation à Dieu correspondante. En outre, la vie de famille est si difficile que les mêmes pharisiens disent bien au Christ que cela ne vaut pas la peine de se marier, si l’on ne peut divorcer. Ce qui veut dire que si elle est bien apparemment, quand on souhaite la construire, on s’aperçoit vite que la réalité n’est pas si rose que ça.

    Évidemment que la famille est secondaire par rapport à Dieu, mais il est évident également que son importance n’est pas à écarter, que notre rôle est d’aider les uns et les autres, et surtout ceux qui nous sont proches à atteindre Dieu. Et là, ça passe surtout par la famille.

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  5. Louis Charles

    @Polydamas

    « « Au début, il n’en était pas ainsi, que Dieu ne sépare point ce que Dieu a uni », qu’est ce que c’est ?
    On peut le voir comme un véritable appel à retrouver la situation pré-Chute, et la relation à Dieu correspondante ».

    Entièrement d’accord.

    Une remarque cependant.

    Le Christ rappelle ce qu’est – ou plutôt ce que doit être – la relation conjugale: une relation d’égalité et de fidélité et non pas une relation de domination dans laquelle l’homme pourrait unilatéralement disposer de sa femme en la répudiant si ça lui chante et dans laquelle la femme n’aurait d’autre choix que de subir car, bien entendu, la loi mosaïque ne prévoyait pas que la femme puisse elle aussi répudier unilatéralement son mari.

    Il est assez intéressant de constater que Jésus ne parle pas des enfants ni même des conséquences qu’une répudiation pourrait avoir sur les enfants mais uniquement de la relation entre deux adultes.

    Il n’ y a là aucune contradiction,bien sûr, avec le fait que la famille soit un bien très précieux mais objectivement il ne s’agit pas d’une promotion de la famille.

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  6. Polydamas

    « Il n’ y a là aucune contradiction,bien sûr, avec le fait que la famille soit un bien très précieux mais objectivement il ne s’agit pas d’une promotion de la famille. »

    Ne serais-tu pas en train de jouer au sophiste ?

    Puisque le divorce et/ou la répudiation concerne un couple, il est évident que la problématique se situe entre les époux, et plus profondément, en chacun de nous, du fait de notre manque d’unité. OK, ça c’est la cause du problème, mais on fait quoi après ? Ben, justement, on fait ce que Dieu nous indique, à savoir construire une famille, justement dans la Genèse, on prend tout de même le risque. Il est évident que le Christ ne parle pas des enfants, parce qu’ils découlent d’une saine relation entre les époux, il n’y a même pas besoin d’en parler ici tant c’est évident, en sous-entendu.

    En cela, ça me parait être une promotion de la famille en ce que le Christ rappelle l’importance de l’unité entre les époux, qui est le gage d’une construction à peu près stable derrière.

    Sachant que les propos que tient le Christ par rapport aux parents partout ailleurs sont violents dans la forme, mais pas dans le fond, en ce qu’ils rappellent que les enfants doivent se détacher de leur parents pour rejoindre leur conjoint, ce qui est typique du comportement du mammifère, et trouver Dieu, ce qui là est typique de la créature spirituelle qu’est l’homme. :)

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  7. Basilon

    Parfaitement d’accord avec Louis Charles. Le regard du Christ sur la famille, sur les règles familiales, est le même que sur l’ensemble des règles religieuses et sociales: leur application est soumise à l’appréciation de l’Esprit. Remarquons que le Christ fustige la préférence inconditionnée pour les pères, mères, fis et filles, belle-mère, c’est à dire, c’est à dire, la solidarité entre génération, et non les liens conjugaux.
    Le christianisme est bien cette doctrine qui relègue au second plan la loi, y compris la Loi de Moïse, derrière la liberté de l’Esprit, c’est à dire en pratique, la spiritualité vécue comme un lien personnel avec Dieu. C’est cette spiritualité qui doit désormais orienter les comportements, vers la charité bien sûr.
    Cette idée a eu une conséquence forte pour les premiers chrétiens: ils ont abandonné toutes les prescriptions rituelles typiques du judaïsme (le sabbat, les prescriptions alimentaires …); non parce qu’elles étaient mauvaises (je ne suis pas venu pour abolir) de telle sorte qu’un chrétien peut s’y soumettre s’il le désire, mais que son application textuelle ne conduit pas à Dieu s’il n’y a pas l’Esprit. Sans l’Esprit, la loi conduit même à la mort, dit saint Paul. Le chritianisme est une spiritualité d’adulte, qui invite des gens responsable et autonome, à une relation individuelle avec l’Esprit. Au contraire, une religion basée sur un ensemble de prescriptions est une religion d’enfant, fait « pas ci ou ça ». C’est pour cela qu’aucune règle ne peut limiter le jugement du chrétien, même les règles les plus affectées émotionnellement telle que les règles de solidarité familiales.

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  8. Louis Charles

    @Polydamas

    On est d’accord sur le fond.

    Mais ce que je voulais souligner c’est que dans l’agenda terrestre de Jésus la famille en tant que telle n’apparaît nulle part comme une priorité. Et quand elle est mentionnée, c’est à chaque fois pour la rabaisser dans l’ordre des priorités.

    Manière d’affirmer que la famille est nécessaire pour élever des enfants mais que fonder une famille n’est pas un objectif prioritaire dans la vie: « Cherchez premièrement le Royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît » (Matthieu 6:24-33).

    Bref, sur le chapitre de la famille comme sur celui de la souffrance, du bonheur, du mérite ou de l’ordre de nos priorités spontanées Jésus nous prend encore une fois à contre-pied.

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  9. lazare

    les évangiles ne sont pas les seuls textes … la Bible, Adam et Ève, pourquoi pas Adam et Adam ou Ève et Ève ….??
    donc le but de Dieu était bien de faire des couples hommes / femmes si je ne me trompe ….LOL

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  10. Marie

    « Jésus n’a jamais exalté la famille.  » Voyons:
    Non seulement le Christ est le créateur de la famille dans toutes ses dimensions charnelles et spirituelles, mais toute la Bible, ancien et nouveau testament, est une grande eulogie et exaltation de l’amour conjugale, de l’amour paternel, de l’amour maternel, de l’amour fraternel. Ne prêtez pas de pointes d’ironies dans la voix de Jésus, méditez davantage la profondeur de ses paroles. Oui Jésus rappelle clairement que le choix primordial est l’amour de Dieu, mais le couple et la famille ont pour vocation d’apporter au monde l’incarnation de cet amour. La famille est dans la vocation naturelle et surnaturelle de tout homme; la preuve c’est que le Christ lui-même a grandi dans une famille, une vraie famille, mais avec une dimension unique irreproductible en raison de l’Enfant-Dieu. La sainte famille est un modèle par l’amour et le don de soi à Dieu et aux autres qui y est vécu. Les vocations sacerdotales ont pour fondement le Christ lui-même, les prêtres doivent apporter la présence du Christ parmi nous. Les religieux se consacrent selon l’image des noces au Christ. Et Dieu lui-même est Père, le Christ est notre frère, et Marie nous est donnée comme mère…

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  11. Louis Charles

    @Marie

    « Non seulement le Christ est le créateur de la famille dans toutes ses dimensions charnelles et spirituelles »

    Là je ne vois pas quel passage de l’Evangile permet d’étayer cette affirmation.
    Que Dieu le Père ait inspiré l’institution du mariage à l’humanité certes.
    C’est sans doute pour cela que qu’au cours des 33 ans pendant lesquels il a vécu sur cette terre le Fils n’a pas innové en la matière.
    Il s’est au contraire contenté de préconiser un retour aux sources en revenant sur l’autorisation de répudier sa femme au motif qu’à l’origine il n’en était pas ainsi.
    J’ai du mal à comprendre en quoi « le Christ est le créateur de la famille dans toutes ses dimensions charnelles et spirituelles »

    « mais toute la Bible, ancien et nouveau testament, est une grande eulogie et exaltation de l’amour conjugale, de l’amour paternel, de l’amour maternel, de l’amour fraternel ».

    Tout à fait d’accord.
    Je n’ai jamais dit le contraire.

    « Ne prêtez pas de pointes d’ironies dans la voix de Jésus »

    Ce n’est pas moi qui suis ironique: c’est le Christ.
    Ce n’est pas moi qui ai dit à mes parents « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? »
    Ce n’est pas moi qui ai annoncé que les familles se diviseront à cause de moi, c’est lui.

    « méditez davantage la profondeur de ses paroles ».

    C’est gentil de vous préoccuper de ma vie spirituelle.

    « Oui Jésus rappelle clairement que le choix primordial est l’amour de Dieu, mais le couple et la famille ont pour vocation d’apporter au monde l’incarnation de cet amour ».

    Qui a dit le contraire ?

    « La famille est dans la vocation naturelle et surnaturelle de tout homme »

    Le célibat consacré atteste du contraire et l’exemple a été donné par le Christ lui-même.

    « La sainte famille est un modèle par l’amour et le don de soi à Dieu et aux autres qui y est vécu ».

    Entièrement d’accord.
    C’est justement l’objet de l’article: la sainte famille comme modèle de sainteté.

    « Les vocations sacerdotales ont pour fondement le Christ lui-même »

    Entièrement d’accord.

     » les prêtres doivent apporter la présence du Christ parmi nous ».

    Tout pareil.

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  12. Louis Charles

    @Lazare

    « les évangiles ne sont pas les seuls textes … la Bible, Adam et Ève, pourquoi pas Adam et Adam ou Ève et Ève ….?? »

    Par la voix du Fils Dieu nous a dit de nous aimer « les uns les autres ».
    Il n’a jamais dit « les uns les uns » et « les autres les autres ».

    « donc le but de Dieu était bien de faire des couples hommes / femmes si je ne me trompe ….LO »
    Nous sommes bien d’accord là-dessus.

    Ce que je faisais observer c’est que le Christ lui-même a assez peu parlé de la famille et que le plus souvent il s’est ingénié à la rabaisser dans l’ordre des priorités. Ce qui ne veut pas dire qu’Il en pense du mal ou qu’il ne la considère pas comme nécessaire. Il dit simplement que fonder une famille n’est pas indispensable pour notre salut. C’est une possibilité mais pas une priorité.

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  13. lazare

    Louis Charles,

    Bonjour,

    en fait nous sommes d’accord sur tout, je voulais juste ajouter un peu d’ironie à l’encontre des pro-mariage pour tous ….

    votre texte est très intéressant et démontre clairement que le Christ connaissant sa mission sur terre, a choisi sa mission tout comme St François d’Assise, St Augustin et tant d’autres …. et nombre de membres de l’église des deux ordres , hors d’un contexte familial !!!

    j’ai le plus grand respect pour des hommes et femmes tels que vous, et suis reconnaissant de votre dévouement et de l’éclairage parfois nouveau que vous nous apportez, et qui nous permet de prier et de vivre notre Foi … diversement .

    pour ma part j’ai fait le choix de fonder une famille, 6 enfants, bientôt 14 petits enfants, et après une carrière au sein de l’armée et de la Gendarmerie, je suis maintenant à l’âge de 52 ans invalide depuis 7 ans atteint de maladies rares,

    une forme encore inconnue de sclérose en plaques qui évolue très rapidement contrairement à une SEP classique ( je pars pour des explorations en hôpital parisien d’ici quelques jours pour servir de cobaye … ) , de la maladie de Kienböck aux poignets (2 cas par an en France en moyenne) qui sont maintenus par des plaques vissées après une ostéotomie des radius, et pour finir une maladie neurologique qui brouille toutes les données des autres maladies, cette dernière empêchant la guérison, cicatrisation, etc ….!

    et pour clore le florilège de l’arthrose à toutes les articulations …. ( une sorte de « robocop » en quelque sorte !! )

    Je dois rester allongé jusqu’à la fin de ma vie, aucun traitement n’existant, malheureusement ….. et seule la morphine me soulage, et encore il ne faut pas que je bouge …

    vous devez vous douter que j’ai traversé de drôles (pas tant que ça ) de moments , de doutes de désespoir , dépression ….

    Mais élevé dans une famille qui m’a recueilli à l’âge de 1 an, mes parents étant , on va dire, défaillants, j’ai reçu une solide formation religieuse qui ne m’a jamais quitté de ma confirmation à ce jour …. aussi, j’ai traversé ces périodes difficiles et suis fier d’avoir été choisi plutôt qu’un de mes proches, et trouve la paix et la sérénité dans ma foi, mes prières et bien sûr dans la lecture, seule occupation qui me reste sur le net ou sur papier, la TV n’étant pas ma tasse de thé !

    j’en profite pour approfondir ma culture religieuse, et la répandre autour de moi, par des écrits divers, et autres moyens selon mes facultés réduites …( je tiens un petit blog modeste et que je peux de moins en moins alimenter, mais qui me fait avancer …)

    je vous remercie d’avoir bien voulu répondre à mon commentaire qui se voulait ironique comme dit supra, et je vous demande de n’y voir aucune malice ni méchanceté .

    un fidèle parmi les fidèles, et avec tous mes respects !

    Patrick

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  14. Louis Charles

    @Lazare

    Merci beaucoup pour votre réponse et pour votre témoignage.
    Je suis honoré de constater que nous ramons tous les deux dans le même sens.
    Avec toute mon amitié et mon admiration.

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  15. Zard

    Que Notre Christ soit exaucé.Point barre. Tout mon indéfectible Amour.

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  16. Marie

    « Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,

    le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :

    Il est Dieu, né de Dieu,

    lumière, né de la lumière,

    vrai Dieu, né du vrai Dieu

    Engendré non pas créé,

    de même nature que le Père ;

    et par lui tout a été fait. »

    Le Dieu trinitaire est créateur du mariage et de la famille.
    Il a jugé bon de venir parmi nous à travers une vraie famille.
    La vraie famille est un père et une mère unis d’abord et ensemble à Dieu, au Christ, (c’est ce que Jésus enseigne)
    dans la mission de donner la vie. Le nombre d’enfant n’est pas dicté, seule la générosité.
    (Jean-Paul II appelait les couples à la générosité dans le don de la vie)

    Vous suscitez une discussion intéressante!

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  17. Société | Pearltrees
  18. Louis Charles

    @Marie

    « Le Dieu trinitaire est créateur du mariage et de la famille. Il a jugé bon de venir parmi nous à travers une vraie famille ».

    Non: une vraie famille c’est celle où l’union charnelle du père et de la mère engendre des enfants.
    Ce n’était pas le cas de la sainte famille.

    « La vraie famille est un père et une mère unis d’abord et ensemble à Dieu, au Christ, (c’est ce que Jésus enseigne) »

    Pourriez-vous donner vos références ?
    Je ne vois pas où Jésus dit cela.
    Même s’il n’a jamais dit le contraire.

      (Citer ce commentaire)  (Répondre)

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